La thérapie IMO
 

La thérapie IMO est une neurothérapie qui utilise les mouvements oculaires pour traiter et accéder aux ressources positives inconscientes du patient.

Le but étant de désactiver les symptômes physiques et les affects multisensoriels liés à un évènement de vie traumatique.

 

En tant qu’ostéopathe, je n’ai pas la prétention de pratiquer une psychothérapie. Je n’en ai pas la compétence. L’IMO est pour moi un outil thérapeutique intéressant à plusieurs points de vues :

  • Lors d’échec thérapeutiques ostéopathiques, sur des symptomatologies physiques récidivantes et récalcitrantes au traitement.

  • Lors de symptomatologies physiques en relation directe à un évènement traumatique et réactivés par l’évocation de celui-ci (réactivité physiologique).

 

Imaginons un évènement traumatique ; un accident de la voie publique par exemple.

Le patient se présente avec des douleurs résiduelles suite au traumatisme mais combinées avec des affects (angoisses liées à la conduite, conduisant à des phénomènes d’évitement), des réactivations neurovégétatives (oppression thoracique, tensions cervico-scapulaires, troubles du sommeil, « boule dans la gorge » par exemple).

 

Les mouvements oculaires

Il existe trois types de mouvements oculaires :

La fixation oculaire d’un point précis ; pour lequel le mouvement oculaire consiste à déplacer les yeux et la tête pour atteindre ce point.

Les mouvements oculaires par saccades ; pour lesquels le mouvement consiste à passer d’un point à un autre de l’environnement visuel (les détails d’un tableau par exemple).

Les mouvements de poursuite ; pour lesquels le mouvement consiste à suivre un objet en mouvement (balle dans un jeu par exemple)

 

Lors du sommeil, au cours de certaines phases de celui-ci, tous les mouvements oculaires sont produits et ceux-ci dans toutes les directions. L’IMO utilise les mouvements de poursuite au cours de la thérapie.

 

La séance

Apres avoir récolté les données d’anamnèse de l’événement de vie traumatique,

On établi ensemble, avec le patient :

  • Un descriptif précis de l’événement

  • Le contenu et les représentations de l’évènement

  • L’intensité des symptômes au jour de la consultation

  • Les modalités et sous modalités sensorielles affectées (images, sons, odeurs, touchers)

  • Le contenu émotionnel et cognitif associés (pensées, sensations)

 

Avec accord du patient, par la suite, Je demande au patient d’effectuer des segments – ce sont les directions des mouvements oculaires suivis – dans différentes directions de l’ensemble du champ visuel du patient, à un rythme donné par celui-ci.

Un travail interactif entre le thérapeute et le patient permet de déterminer quels sont les segments qui réactivent plus ou moins fortement les symptômes liés à un épisode traumatique. Le patient peut choisir d’aborder les composantes avec plus ou moins d’intensité selon l’axe des segment et la vitesse, et l’amplitude de ceux-ci. Cela facilite d’autant plus sa collaboration au traitement. Le traitement des informations traumatiques peut être ainsi dosé, l’intégration est plus facile à tolérer pour le patient. Celui-ci aura par ailleurs un plus grand sentiment de contrôle sur le traitement. Le patient est toujours libre d’accepter ou de refuser, selon son état émotif, ce qui est proposé permettant l’établissement d’une solide relation de complicité et de confiance.

 

Pendant les segments, je dois également répéter certains mots clés ou offrir une mise en scène afin de maintenir le patient dans toutes les modalités traumatiques

 

Durée et fréquence des séances

Une séance d’IMO dure en moyenne 1h30. La plupart des troubles présentés nécessitent moins de 6 séances à une fréquence d’une séance tous les 15 jours environ. 

 
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